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Le temps des sucres chez les premières nations

Écrit par Cindy Chou
Le printemps (enfin celui sans neige sur les trottoirs) à débuté depuis quelques semaines au Québec, cela signifie que nous sommes en plein dans la période du temps des sucres (mi-mars à fin avril). Où les températures redeviennent positives le jour, et retombent sous zéro la nuit. C’est grâce à ces changements de températures que les érables vont produire cette délicieuse eau sucrée que l’on va ensuite transformer en sirop. Des nos jours, pendant le temps des sucres, les Québécois vont s’en mettre plein la panse dans les cabanes à sucre, nous y avons d’ailleurs fait un tour au mois de mars.

Cependant, on a tendance à l’oublier mais ce sont bel et bien les Amérindiens qui ont instauré la tradition du temps des sucres, bien avant l’arrivée de ces rustres d’européens (ne me dites pas que vous ne connaissez pas l’histoire de Pocahontas?). Nous nous sommes rendus à la maison amérindienne, sur la rive-sud, pour en savoir plus sur les coutumes des amérindiens, au pied du Mont Saint-Hilaire.

(Ambiance feu de bois et chamallows grillés…) La légende raconte qu’un chef indien avait planté son tomahawk dans un érable, et lorsqu’il est revenu plus tard, il a vu l’eau couler de l’arbre. Il a décidé de la recueillir et l’a rapporté à sa femme. Cette dernière l’a utilisé lors de la confection d’un repas, et ils ont été ravis de ce petit goût sucré apporté par l’eau d’érable, et ce fut le début de l’exploitation des érables à sucre. (Fin de l’ambiance feu de bois, ramasse tes chamallows).
Les amérindiens ont ensuite amélioré leur technique, et ont commencé à récolter l’eau dans des petits paniers fabriqués à partir de l’écore de bouleau. L’eau était ensuite chauffée dans des grosses marmites (troquées avec les européens contre des animaux ou divers denrées de l’époque). Attention, la température est un paramètre très important à surveiller, et devait être surveillée par un expert du sirop d’érable dans la tribu.
 Ils ont ensuite appris leurs techniques de récolte aux européens qui ont modernisé le procédé en ajoutant des sortes gouttières et des seaux pour récupérer l’eau. À l’heure actuelle, des tuyaux bleus sont utilisés pour récolter l’eau qui va directement dans une cuve, où le sirop sera formé.
Nous avons appris beaucoup de choses sur les coutumes des améridiens ce jour-là, cependant nous avons été extrêmement déçus par la maison amérindienne. Nous sommes arrivés un peu en retard, nous avons donc manqué l’animation qui explique les traditions et touti quanti (il y en a qu’une seule par jour). Mais nous avons eu droit à une vidéo datant des années 80 sur la famille Ottawa qui nous explique comment ils fabriquent leur sirop. Dans la maison, il y a un tout petit musée qui explique l’historique du sirop d’érable (quoi on a payé 12$ chacun pour voir 3 min d’animation, voir des tableaux, lire 4 panneaux dans un musée et voir une vidéo de 20 min ???). Très honnêtement je vous recommande de ne pas y aller, à moins qu’il y ait des activités spéciales ce jour-là. Heureusement que nous avons un bon sens de l’humour avec Olivier, nous avons quand même réussi à nous amuser un peu…
Et vous chers lecteurs, vous connaissiez ces coutumes amérindiennes à l’origine du temps des sucres?
Maison Amérindienne
510 Montée des Trente, Mont-Saint-Hilaire, QC J3H 2R8
http://www.maisonamerindienne.com/

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Cindy Chou

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