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Se faire des amis quand on vit à l’étranger

Écrit par Cindy Chou

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En regardant notre vie de manière rétrospective, on se rend compte que la plupart des gens ont rencontré leur amis il y a déjà bien longtemps à l’école, ou au travail. Mes amies de France et moi, sommes soudées depuis septembre 1999, mais elles sont loin. Je pensais pouvoir facilement retrouver des moments complices avec une copine pour aller manger une glace ou faire du shopping. Mais lorsque l’on part, on se rend compte à quel point c’est difficile de se faire des amis quand on vit à l’étranger. Des gens sur qui on peut compter quand il se passe un coup dur dans la vie, ou des gens avec qui on a envie de partir en vadrouille le temps d’un weekend. Il nous a fallu presque deux ans pour fonder le début d’amitié lorsque nous sommes arrivés à Montréal.

La culture québécoise fait que les québécois aiment rarement mélanger boulot et amis, et cela est surtout vrai ici à Montréal. Les montréalais ont toujours vécu ici, et ont déjà leur cercle d’amis. Ils n’ont pas besoin de nous, autant que nous avons besoin d’eux. La plupart des français expat à Montréal, finissent par former leurs propres cercles d’amis entre français, parfois il y a quelques québécois qui s’ajoutent à l’équation mais ils sont rares.

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Ça a pris du temps, parce que je n’étais pas « prête », je faisais passer le travail avant tout le reste (sauf mon chéri, il sera toujours en premier dans mes priorités) en pensant que je serais récompensée un jour mais c’était une grave erreur. Se faire des amis quand on vit à l’étranger loin de la famille, et du support que cela apporte, est un besoin, une nécessité. Malheureusement, je m’en suis rendue compte à mes dépends.

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Un jour j’ai décidé de quitter cette atmosphère de travail qui ne me convenait pas et j’ai décidé de m’ouvrir aux autres. C’est là que notre vie sociale a vraiment commencé. Nous avons rencontré des gens merveilleux qui font encore parti de notre quotidien 4 ans après et c’est pour moi la plus belle réussite de notre immigration au Canada. Nous avons pu emmagasiner de nombreux souvenirs tels que les soirées chez Nicolas (aka mon relecteur de fotes d’auretrograffes officiel) à manger (s’empiffrer) de mini-quiches et de pain à l’ail, les soirées chez Mandie et JS à jouer aux jeux vidéos, regarder des classiques du cinéma, et manger des pizzas, les cafés gourmands avec Caro, les bonnes bouffes et les vadrouilles avec Cyril et Marine un peu partout au Québec, les soirées cinémas avec Caro, Marie, Céline et Mandie… les sorties photos avec Aline et Marine. Tous ces souvenirs font que notre expérience québécoise se trouve enrichie.

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Voici 5 conseils de mon cru pour se faire des amis quand on vit à l’étranger

Arrêter de chercher l’âme sœur, et restez ouvert. En se fixant des critères trop difficiles on n’arrivera jamais à sociabiliser. Alors peut-être que Marie-Catherine n’est pas aussi fun que votre amie française Julie, mais vous pouvez passez à côté de bons moments si vous ne lui laissez pas sa chance. Par contre, pas la peine de tomber dans le schéma inverse de sauter sur tout ce qui bouge parce qu’on est en manque d’amis. Créer des liens, prend du temps. Soyez patients.

– Au travail ou à l’université. Vous rencontrerez surement des non-natifs de votre ville d’adoption. Ils auront peut-être même envie d’en savoir plus sur Montréal et vous pourrez leur proposer de faire un tour.

– Participer aux 5 à 7. La version québécoise de l’apéro français. En ce moment j’aime bien aller aux 6 à 8 voyages organisés par la blogueuse Jennifer de Moi, mes souliers. Les pvtistes sur Montréal sont également très actifs (mais aussi très jeunes, il ne faut pas se leurrer) et organisent souvent des soirées. Ce sont pour vous deux exemples d’occasions de rencontrer de nouvelles têtes et peut-être de créer de nouvelles amitiés.

– La collocation. Quand on débarque dans une nouvelle ville, c’est souvent le moyen le plus facile pour se faire des amis. Ils sont sous votre toit. Il faut cependant, supporter ce mode de vie qui peut vite devenir anarchique si la maisonnée dépasse les huit locataires. J’ai aimé vivre en colocation parce que je savais que cela serait temporaire. Lorsque je suis arrivée en ville, j’étais contente d’avoir une personne pour me guider dans mon nouvelle vie en terre étrangère.

– Rejoindre un club. Il y en a plein : Club de course, club de crochet, etc. Il vous suffit de faire un petit tour sur les événements facebook  à proximité ou sur les groupes de meet-ups pour un trouver un qui vous intéresse. J’avais d’ailleurs créé un club photo amateur, mais je n’ai pas eu le retour escompté (càd personne ne participe aux sorties)… Si vous souhaitez participer à des sorties entre photographes amateurs, je vais créer des événements facebook sur la page du blog pour les prochaines sorties photos.

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La principale raison de cet article est qu’aujourd’hui je suis particulièrement reconnaissante auprès de mes amis pour avoir été présents pour mon anniversaire. J’ai été vraiment touchée qu’ils se soient déplacés pour moi ce jour-là. Je citerais la grande philosophe France Gall : « C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup ». C’était sincèrement le plus bel anniversaire depuis longtemps, non pas parce que j’ai été ensevelie sous une avalanche de cadeaux mais parce que je me suis rendu compte à quel point j’étais heureuse d’avoir ces personnes dans ma vie!

Et vous, comment faites-vous pour vous faire de nouveaux amis à l’étranger?

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Cindy Chou

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